Mes petits exercices d écriture de Paroles Plurielles
13 avril 2008

Venu de loin

Bonjour voici mon petit text pour la consigne 67 de Coumarine.

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Il faut absolument que je pense à appeler maman.

Elle doit s’inquiéter, je ne l’ai pas appelée depuis que je suis arrivé sur Terre.

Il faut absolument que je lui dise que son déguisement d’humain gratte beaucoup, il faudrait qu’elle utilise moins de matériaux synthétiques.<

Et puis cacher mon troisième œil, je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée, car c’est vrai que j’ai l’air plus humain mais je n’arrête pas de me cogner dans les poteaux… En plus, dans des émissions à la télévision, j’ai vu des personnes avec un troisième œil.

Heureusement que les humains s’habillent car maman s’est trompé sur la taille de l’organe reproducteur, celui des mâles humains est bien plus petit. Je m’en suis rendu compte en allant à la salle de sport. A vrai dire, cela m’arrange un peu, les autres hommes me montrent beaucoup de respect.

Quelle idée, j’ai eu de venir en vacances ici.

Bon personne ne me regarde, je me télé-transporte jusqu'à l’endroit où j’ai caché ma capsule de voyage et j’appelle Maman.

Lutine

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06 avril 2008

Consigne 66

Voici ma contribution à la consigne 66 du blog Paroles Plurielles.

Nouvelle vie !

C'est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatiguée.
Mais c'est de la bonne fatigue !!!
Tous les matins, mon réveil sonne, mais je ne grogne plus comme avant, à l'idée de me rendre au travail en métro.
Non, je me lève de bonne humeur... Je me prépare rapidement, plus besoin de traîner sous la douche pour me réveiller... Je prépare ensuite le petit déjeuner de toute la famille, en sifflotant...
Je vais embrasser mon mari et réveiller les enfants.
Et je mets un jean délavé, et un pull de couleurs. Adieu, ce sinistre tailleur gris de commerciale.
Je me hâte a quelques occupations de maman poules, faire réviser le petit dernier, préparer le goûter de la seconde, et enfin embrasser le front de l'ainée, tout en buvant un chocolat chaud. Adieu café brûlant !
Ça y est ma petite troupe part avec leur papa pour une journée de travail.
Moi, je remonte les manches, je me pose la même question tous les matins, et que vais je faire aujourd'hui ?
Et si je peignais ?
Je vais en courant dans mon atelier, trois baies vitrées s'ouvrent sur le jardin que j'ai taillé la veille, je m'installe devant mon chevalet, je regarde mon cerisier en fleur, prend un pinceau… Je m'en vais en voyage, un voyage de sens, de couleurs, de créativité....
Adieu grisaille, train-train quotidien, travail, métro, boulot, réunion, stress, ennuie, lassitude, collègues bruyants...
La journée avance, je ne m'ennuie pas une seconde, j'ai peint toute la journée, c'est à peine si j'ai pris le temps de déjeuner. J’entends le retour de la famille...
Je rechange de casquette : maman et épouse modèle... Rôle que j’avais mis de coté pendant trop longtemps. Rire, discuter, cuisiner, faire les devoirs, élucider les problèmes de copinage, réconforter, manger, partager, écouter, conseiller, jouer, créer,… Tant d’activités que nous pouvons faire tous ensemble.
Vers une heure du matin, je me recouche en me demandant ce que je vais faire le lendemain, aller marcher dans les alpes, tricoter un pull, repeindre le couloir, changer les tuiles, apprendre à traire une vache à la ferme ou prendre un stage de calligraphie... je ne sais pas, je choisirais demain, je m'endors complètement exténuée, mais tellement heureuse...

Ici le lien vers mon texte chez Paroles Plurielles qui est légèrement différent car j'étais limité à 2000 caractères.

Ici le lien vers tous mes texte qui sont chez Paroles Plurielles.

Lutine

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12 février 2008

Paroles Plurielles

Hello !!!

Grâce a Valentine, je me suis réintéressée aux consignes de Paroles Plurielles, voici mes quelques mots pour la consigne 63.

Grises Pensées

cadenas

J'ai sorti mon cahier à couverture rouge de mon grand sac.
C'est un cahier à croquis, je m’assoie sur un banc en face d’une grille.
Et je commence à dessiner cette grille rouillée, fermé par deux cadenas.
En dessinant, mes pensées s’envolent, pourquoi deux cadenas, c’est étrange surtout qu’en regardant bien, on se rend compte qu’un seul cadenas suffit, pourquoi un cadenas à clef, pourquoi un cadenas à code ? Peut être que la chaîne est trop courte… Pourquoi ?
Je dessine toujours…  Cette grille fermée m'intrigue, m'inquiète...
Mes pensées se perdent derrière cette grille, qui y vit ? Quel lourd secret est il gardé par ces cadenas ? Pourquoi prendre tant de précautions inutiles ? Qui sait ?
Les gens passent dans la rue, certains s’arrêtent, regardent mon esquisse et commencent à se poser des questions sur ces drôles de cadenas….
- C’est vrai qu’ils sont étranges, murmurent un vieil homme.
Tout un coup, une fillette arrive en sautillant, une poupée à la main:
- Oh ! tu dessines mes cadenas.
Elle part aussi vite qu’elle est arrivée comme un ouragan mauve.
Et comme par magie, elle pousse la grille, celle-ci s’ouvre …

Comme quoi des cadenas peuvent être simplement des jouets d’enfants.

Voila

Lutine

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13 octobre 2006

Brume émeraude

Voici ma petite participation à la consigne 31 :
J'adore l'image de cette consigne.

consigne

Au matin, le verre était vide.
Encore comme tous les matins, c’est tout de même étrange… Suis-je somnambule ? Pourquoi je ne me rappelle pas d’avoir bu ce verre ? Ce verre que je laisse sur ma table de nuit…
Tout me parait étrange ici, la couleur de la nuit aussi l’est.
Hier soir, je m’étais promis de ne pas m’endormir et pourtant …
Armé du dernier roman à la mode, je pense tenir toute la nuit, mais une brume émeraude m’entoure, je sens mes yeux se fermer...
Au matin, le verre était vide.
Ce soir, vais-je découvrir ce mystère ?

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20 juillet 2006

Déambuler

Bonjour !
Voici mon petit texte a la consigne 27.
Il s'agissait de remplir un texte à trous (En gras, le texte propose par Coumarine).

Après quelques minutes de marche, il s’appuya sur son déambulateur.

Les quelques mètres qui menaient à la boulangerie, lui semblaient des kilomètres. Il se sentait à bout de force, poursuivi par cette chaleur, qui lui faisait tourner la tête.

Il s’assit quelques minutes et serra de toutes ces forces les poignées entre ses doigts, car il se sentait invisible à la terre entière, continuant sa route à une allure folle.

Puis, il reprit son chemin en essayant d’atteindre sans pause la boulangerie.

En réalité, il était heureux de vivre au bord de mer, il s’obligea a ne plus déprimer.

Il continua son chemin et fixa avec défis son but.

Pas très gai, tout cela.
Dimanche matin, j'ai vu un petit monsieur avec son déambulateur. Je me suis sentie triste pour lui, mais je ne me suis pas autant arrêter. En relisant la consigne aujourd'hui, elle m'a fait de suite penser a ce petit monsieur.

Voila,
Lutine

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03 juin 2006

Voltige

Voici, un autre petit truc auquel m'a fait penser la consigne 24.

Voltige

Le trapéziste rentre en scène.
Il est le héros de la soirée.
Le public crie.
La tension est palpable.
Il est le clou de la soirée.
Les enfants retiennent leur souffle.
Il monte l’échelle.
Les cris cessent.
Il se penche au dessus du vide.
Les tambours rentrent dans le jeu.
Sans filet.
Les trapèzes volent dans le ciel.
Les tambours annoncent le saut ultime.
Va-t-il tomber ou s’envoler ?
Applaudissements et cris fusent.

Lutine

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02 juin 2006

SOS d'un terrien en détresse

Voici ma participation à la consigne 24 de Paroles Plurielles.

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SOS d'un terrien en détresse

Pourquoi je vis ?
Pourquoi je meurs ?
Pourquoi je ris ?
Pourquoi je pleure ?

Tiens, je pense à Starmania, je suis là, penché au-dessus du vide, et la seule chose que je pense, c’est Starmania, …

J'ai jamais eu les pieds sur terre
J'aim'rais mieux être un oiseau

En dessous, de moi les voitures passent, les gens rigolent, indifférents à mon sort. Je me penche encore plus…

Si jamais c'était plus beau
Plus beau vu d'en haut

C’est bien vrai, c’est bien plus beau d’en haut. Les gens ont l’air insignifiants, leurs regards ne me pèsent plus, ils ne me jugent plus…

Je sens quelque chose
Qui m'attire
Qui m'attire
Qui m'attire vers le haut

Et si je saute, est-ce que je vais tomber ou m’envoler ?

A bientot
Lutine

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21 mai 2006

La magie des couleurs

Coumarine, dans son blog Paroles Plurielles, propose des jeux d'écriture. Voici ma réponse à la consigne 23.

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La lune illuminait les nombreuses couleurs de ce château. Le mélange des couleurs était assez surprenant, parfois, une tour, un mur changeait de couleur selon le mouvement de certaines ombres…

A la fenêtre d’une tour rouge, une jeune femme pleurait doucement. Les rayons de lunes faisaient apparaître sa longue chevelure noire comme l’ébène et sa robe rouge comme le sang. Sa tristesse était si grande que toutes les plantes et les animaux qui la voyaient ou l’entendaient étaient tristes aussi.

Se reprenant soudainement, elle s’assit à la fenêtre, regardant la lune et lui parlant… Elle savait maintenant que tout était fini, que rien n’était possible, son destin était à tout jamais scellé. Elle lui demandait : « Pourquoi être riche ? Pourquoi avant tant de pouvoir, si on ne peut pas aimer celui qu’on veut ? Pourquoi vivre dans un château possédant tant de couleurs, pour ne vivre que dans l’obscurité ? » Un oiseau noir se posa devant elle.
La lune ne lui répondait pas, elle contentait de lui sourire. Si elle avait pu parler elle lui aurait dit que tout est possible si on le veut, mais la lune se contentait de lui sourire.

Au loin, un ombre bleutée s’approche du château, un cavalier avec un grande cape… Sous les pas du cheval, le sable prenait des couleurs azures…
La princesse le leva reconnaissant l’homme, elle posa la main sur l’oiseau, dont certaines plumes virèrent au bordeaux. L’oiseau s’envola, il allait montrer le chemin au cavalier.

Le temps lui paru soudainement une éternité, en attendant le retour de l’oiseau. Il apparu les plumes bordeaux avait laisse place à quelques plumes d’un bleu très sombre. Aussitôt, la tête d’un homme, apparu il se issa pour s’asseoir sur le rebord de la fenêtre et lui offrit une rose bleue. La princesse la pris, la rose devint aussitôt violette, et quand le cavalier la lâcha, le violet laissa place au rouge.

Ils s’étreignirent, laissant tomber la rose. Dans la rue, une rose blanche arriva doucement sur le sol.

La lune se demandait : « Pourquoi le rouge et le bleu ne s'épouseraient-ils pas ? »

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