L'heure bleue
Coucou !
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Tu te souviens ? J’étais tombée sous le charme du roman "La Fille du train". Du coup, j’ai eu envie de découvrir un autre roman de Paula Hawkins : "L’Heure bleue".
La petite histoire : à la mort de Vanessa Chapman, artiste solitaire ayant vécu sur une île isolée, celle-ci lègue toutes ses œuvres à la fondation Fairburn. James Becker, conservateur, fait alors une incroyable découverte. Il se rend sur cette île, accessible uniquement lorsque la marée est basse, pour tenter de comprendre ce mystère et rencontrer l’ancienne amie de l’artiste…
Très vite, ce qui m’a frappée, c’est l’atmosphère. Le roman est littéralement rythmé par les marées. J’imaginais cette île coupée du monde, le rocher surplombant la mer, le vent, le silence… Le décor est si présent qu’il devient presque un personnage à part entière. Tout est feutré, lent, un peu oppressant, comme suspendu dans le temps. J'ai beaucoup aimé m'y promener, le découvrir, y suivre les personnages.
J’ai beaucoup aimé le personnage de James Becker, fragile, un peu torturé, mais profondément humain. Et puis il y a cette amie de Chapman, dérangeante, insaisissable, qui accentue encore ce sentiment d’étrangeté.
Le rythme est assez lent, le malaise s'imisse doucement. L’alternance entre le point de vue de Becker et le journal de Vanessa Chapman apporte une lecture très douce, presque hypnotique. Paula Hawkins joue avec les perceptions, les non-dits et les faux-semblants, et laisse planer le doute jusqu’au bout.
Je ne l’ai pas autant aimé que La Fille du train — mais ce roman m’avait tellement marquée que c'est difficile de comparer. Cela reste néanmoins un thriller que j’ai beaucoup apprécié.
À bientôt pour un nouveau dimanche lecture !
Lutine 📖💙